L'effet placebo et médecine douce : les réponses à vos questions
Médecine douce

Médecines douces & effet placebo : que faut-il savoir ?

Ecrit par 7 février 2020mars 10th, 2020Aucun commentaire
homéopathie placébo

L’effet placebo est un effet subjectif, mais réel, produit sur une personne par un médicament n’ayant pas d’efficacité démontrée. En médecine, l’effet placebo ne cesse de faire l’objet de polémiques diverses, même dans des cadres aussi réputés qu’Harvard. Il est en effet très difficile (voir impossible) de se servir des essais cliniques et études scientifiques habituels pour analyser les effets physiologiques de traitements homéopathiques par exemple.  Il est donc difficile d’en quantifier l’efficacité ou même d’en répertorier l’effet pharmacologique grâce à des résultats thérapeutiques. Depuis la hausse de popularité des médecines douces, le débat n’en est que plus houleux. Les médecins « conventionnels » ne savent plus à quel saint se vouer ni quelle recommandation donner.

Pourquoi l’effet placebo est-il au centre des polémiques ?

Pour la simple et bonne raison qu’il est impossible de le quantifier et de le systématiser. La médecine moderne se base principalement sur des méthodes, études, essais et résultats ayant démontré leur efficacité.  Chaque prescription inclut un produit pharmaceutique au principe actif connu. Une méthode pharmacologique subjective ou un comprimé qui sort de ce cadre amène les sceptiques à crier au charlatanisme. Car l’effet placebo implique une amélioration ou la disparition d’un ou de plusieurs symptômes d’une affection après qu’on ait suivi un traitement (ou plutôt une absence de traitement concret dans ce cas) qui n’intègre pas de principes actifs spécifiques. L’homéopathie est l’un des placebos les plus discutés. Cependant, 74% des Français souhaite le maintien du remboursement de ces petites gélules.

Même les traitements reconnus comme la morphine contre la douleur font l’objet de l’effet placebo. C’est le Dr Henry Beecher, durant la Seconde Guerre Mondiale, qui invente l’effet placébo pour remplacer la morphine. Il administrait, à la place, de l’eau salée à certains des soldats blessés. 40% d’entre eux ont vu leur douleur diminuer car ils pensaient qu’on leur avait injecté de la morphine.

Il faut souligner que l’efficacité de l’effet placebo dépend de plusieurs facteurs tels que le type d’affection, la disposition du patient, la relation avec le praticien, la capacité à croire en l’efficacité… Cependant, les experts médicaux sont tous d’accord, l’effet dit de « suggestion » du placebo ne fonctionne que pour des certains troubles (migraines, TCA, allergies…) et douleurs. Un placebo sans substance active ne pourrait pas guérir les patients atteints d’un trouble grave comme la maladie de Parkinson.

Notez que la puissance de l’effet placébo met en lumière la capacité d’auto-guérison du corps humain. En pensant prendre une pilule, en ayant confiance en ce médicament ou ce traitement, le corps ne souffre plus. Il guérit. En plus de cela, il n’existe pas d’effets secondaires avec un effet placebo.

Pourquoi associe-t-on effet placébo et médecines douces ?

homéopathie placebo

Les médecines alternatives et complémentaires (sophrologie, naturopathie, ostéopathie, homéopathie…) provoquent souvent beaucoup de scepticisme chez les médecins conventionnels. Heureusement, cette tendance change. De plus en plus d’entre eux recommandent des praticiens agréés à leurs patients en complément du traitement qu’ils suggèrent. D’après le Ministère des solidarités et de la Santé  : “Certaines de ces pratiques non conventionnelles ont certainement une efficacité sur certains symptômes, mais celle-ci est insuffisamment ou non démontrée”. Les effets cliniques couteux et difficiles à mettre en place ne permettent pas de démontrer cette efficacité. Les médecines douces n’ont pas les moyens qu’ont les laboratoires pharmaceutiques, ceux-ci n’ayant d’ailleurs aucun intérêt à essayer de prouver l’efficacité de ces pratiques. Les médicaments contre le cholestérol ou l’hypertension rapportent beaucoup.

Les praticiens en thérapies de médecine douces mettent l’accent sur les rapports avec leurs clients/patients, ne prescrivent pas de médicaments pouvant avoir des effets secondaires et obtiennent quand même des résultats parfois impressionnants. Improbable ? Pas nécessairement, quoique différentes des méthodes conventionnelles, les techniques employées par les praticiens en médecine douce peuvent apporter un soulagement énorme pour ceux souffrant de troubles divers, en agissant sur le cortex cérébral.

En effet, il existe une corrélation directe entre la confiance qu’a un patient envers son thérapeute ou envers la pratique, et l’effet thérapeutique d’un traitement, le pouvoir de l’esprit en quelque sorte. En médecine douce, c’est cet effet qui est maximisé et permet de produire des résultats époustouflants sans prescrire excessivement des produits à substances nocives tels qu’un antidépresseur, analgésique, antidouleur, injection, antalgique (Naloxone, morphine, dopamine, des opioïdes)…

Retenez que

L’effet placébo existe depuis la Seconde Guerre mondiale officiellement. Il est encore largement présent aujourd’hui dans notre vie de tous les jours. Même les médicaments les plus utilisés et les plus reconnus peuvent avoir des placébos qui fonctionnent, comme la morphine, le doliprane… Il semble donc logique que certaines médecines douces soient accusées de placébo… Et alors ? Du moment que ça fonctionne. Cela ne fait qu’affirmer ce que la médecine holistique défend : le corps et l’esprit ont des capacités d’auto-guérison exceptionnelles, que les pratiques de médecines douces aident à renforcer.

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